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Vendre ou ne pas vendre ses parts ?

Vendre ou ne pas vendre ses parts ?

Certains pensent que les actions n’existent que pour être vendu. En d’autres terme si nous détenons des parts d’une entreprise, c’est dans le but d’espérer les revendre plus tard en réalisant une bonne plus-value. Nous pouvons adhérer à cette pensée, mais à une seule condition : que la vente des titres soit effectuée pour de bonnes raisons.

En effet, tout dépend des objectifs personnels de chacun. Pour couper court à ce qui est répandu à l’heure actuelle dans le monde de la finance, ce n’est pas le pourcentage de bénéfice ou de perte qui est important en soi, mais l’opinion que nous nous faisons de l’entreprise.

Est-ce que l’entreprise est bien dirigée ? Est-elle dans un secteur porteur pour les 10 à 15 ans à venir ? Quelle est la concurrence ? A t-elle ce que Warren Buffet nome une franchise? (Difficulté pour un nouveau concurrent à entrer sur le marché concerné)

Ceci dit, une fois le choix effectué, il faut conserver et surtout ne pas vendre parce que l’on fait 30, 50, 60, 100% de bénéfice ! Et pourquoi donc?

Parce que nous sommes rentrés à un instant « T » de la vie de cette entreprise, quelques temps après nous allons sortir sous prétexte que nous avons fait tant de plus value ? Et puis quoi ? L’entreprise va disparaître ? Les salariés vont être licenciés? Le PDG va faire couler la boîte? A cause de nos plus-values, les contrats vont s’arrêter ? Et ceux qui rentrent après nous alors ? Ils se plantent tous ?

Non ! Vendre parce que l’on a fait x% de PV est une erreur.

Selon nos principes on ne peut vendre que dans ces cas là :

1- Nous n’avons pas investi dans une entreprise correspondant à nos critères de sélection, donc nous vendons, quitte à perdre de l’argent

Nous précisons que cela ne signifie pas que la société est mauvaise en soi, mais tout simplement que : Nous ne comprenons pas tout à fait le business plan, nous percevons mal l’activité, nous n’arrivons pas à avoir des informations concernant la qualité et l’intégrité de l’équipe de direction, etc… Bref nous nous sommes précipité pour investir alors qu’il aurait mieux fallu attendre. En clair réfléchir plus avant d’agir ! Exemples de nos erreurs : Théolia – Automa Tech – Memcaps

2- Il y a une OPA bidon ou tout est déjà joué d’avance (Médidep – Générale de Santé)

3- Nous avons trouvé plus performant ailleurs avec un potentiel plus élevé

Ici il s’agit d’arbitrage, nous vendons les titres d’une société pour acheter ceux d’une autre

4- Nous vendons une partie pour diversifier notre portefeuille

Une fois la diversification complète (c’est à dire ne dépassant pas une vingtaine de lignes différentes), nous ne vendrons plus pour cette raison, car il n’est pas nécessaire de diversifier plus. Par contre rien n’empêche de vendre une partie des bénéfices réalisés sur une ligne pour renforcer sur une autre, si cette dernière à un potentiel plus important. La aussi il s’agit d’arbitrage. Il y a aussi une autre raison d’arbitrer : dans le sens où psychologiquement, nous avons du mal à voir notre portefeuille influencé par une ventilation trop importante sur une des sociétés le composant. 

5- La boîte fait faillite ou n’est pas loin de le faire

Il vaut mieux s’en apercevoir à temps, avant que cela ne devienne trop officiel, c’est à dire une chance sur un million, donc malheureusement dans ce cas, la perte sera importante. C’est d’ailleurs, ce qui justifie une diversification. En effet, sur 20 lignes, ce n’est pas grave de perdre 100% sur l’une d’entre elles, si à coté on fait du 50%, 100%, 1000% …

6- Le besoin de financer un projet (achat d’une maison, création d’entreprise, autre…) et donc la nécessité de sécuriser nos gains à mesure que le projet se rapproche

7- Vendre des entreprises où nous réalisons de grosses pertes pour les déduire des impôts 

Nous les rachèterons en janvier si nous considérons que le potentiel est intact malgré les pertes

Voici ce qui nous est venu à l’esprit !

Mais en aucun cas nous vendrons parce que nous avons obtenu tant de PV. Surtout si c’est pour réinvestir dans une autre entreprise ! Car dans ce cas nous ne sécurisons rien du tout. Bien au contraire ! Nous augmentons la difficulté d’analyse, puisque nous quittons une entreprise que nous connaissons pour aller investir dans une entreprise que nous découvrons. Cela augmente donc la prise de risque, ce qui est contraire à l’effet voulu.

Ouvrons une parenthèse pour signaler qu’il ne faut pas négliger le fait de posséder un compte épargne classique. En effet, cela permet de mettre des liquidités disponibles à tout moment en cas de coup dur. Évidement s’il arrive une grosse tuile, (qui dépasserait ce qu’il y a sur notre compte épargne) là nous serons sans doute obligé de vendre, mais nous l’espérons, pas au mauvais moment.

NB : les liquidités devraient en moyenne correspondre à trois mois de salaire. C’est le temps nécessaire généralement admis par les économistes pour prendre le temps de trouver des solutions face à un imprévu : s’il faut vendre des actifs, faire un crédit, etc …

Soulignons, dans la mesure du possible, qu’il ne faut pas confondre l’argent de coté pour pallier au coup dur avec les liquidités du portefeuille boursier. Évidement l’ensemble de cette épargne peut être placé sur un compte identique en attendant d’être utilisée. Mais celle qui est dédié au portefeuille titre sert à être investi en bourse. Il ne faut pas confondre les placements à long terme ( 5 ans et plus) de ceux à court terme, ceux que l’on peut retirer à tout moment sans grever nos investissements.

Tout ce que nous conseillons c’est d’être patient et de ne pas se forcer à en faire trop. Nous avons en effet remarqué que moins nous nous frottons au marché, plus nous gagnons.

La question est donc la suivante : A quoi cela nous servirait-il de passer des heures devant nos PC à analyser les graphiques et autres données, puis après coup, passer des ordres d’achats et de vente, si celui qui conserve ses actions sans faire des allers retours, gagne autant que nous sinon plus ?

Imaginons une personne qui a investit sur Vallourec en 2005, et qui aurait encore, au jour de la rédaction de cet article, ses titres.

Rappelle : 3 janv 2005 Vallourec cotée 10,50, le 20 octobre 2010 elle cotait 42,30€

Croyez-vous franchement que ceux qui se sont amusés à faire des allers retours ont gagné plus qu’une personne qui garde ces titres ? Nous n’en sommes pas si sûr, très peu gagnent.

Même si pendant toute cette période, le titre de Vallourec, qui nous sert d’exemple, a pu monter jusqu’à 121 € !!

Cela pour une raison simple : il est impossible de prévoir le futur.

Car même si l’on vend au plus haut et l’on rachète au plus bas une fois sur deux, c’est trop tard ! On est déjà planté! Car il ne faut pas oublier les frais de courtage, les impôts, et surtout la perte sèche (soit manque à gagner, soit achat trop haut) alors que celui qui conserve ses titres aura finalement, économiser sur les frais de courtage, la fiscalité et le risque de se tromper en investissant sur une nouvelle société)

Cependant il y a une donnée très importante, primordiale, celle qui est la plus difficile à appréhender, à éviter : le retournement du marché !

Le long terme c’est bien, mais comme toute théorie, celle-ci à ses propres limites. En effet dans le cas d’un big krach, mieux veut sortir avant. Nous pensons que le vrai risque est ici. Car comment est-il possible de le prévoir ?

Krach de 1929 : en supposant que les personnes qui sont entrées sur le marché à son point le plus haut aient investi dans des sociétés qui existent toujours à l’heure actuelle, (telles que Générale Electric, Ford ou autres…) elles auraient retrouvé l’intégralité de leur mise entre 1951 & 1955.

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